

J’ai laissé la fenêtre ouverte
Pour entendre passer le soir
Y avait ton parfum
dans la chambre
Et mes regrets
dans le
couloir
J’ai fait semblant d’aller très bien
Comme on sourit sur une photo
Mais le cœur connaît le chemin
Même quand on change de métro
Et puis la nuit
Nous remet à notre place
On court après le temps
Mais le temps nous dépasse
On s’aime à contretemps
On se cherche en avançant
On se perd dans les détours
On revient toujours
On s’aime à contretemps
Comme la pluie sur le printemps
Et même quand tout fout le camp
J’ai envie de toi pourtant
J’ai gardé deux ou trois phrases
Que je n’ai jamais su te dire
Des petits morceaux de courage
Que j’avais peur de voir partir
On s’est promis des lendemains
Puis on a oublié les promesses
Mais quand ta main cherche ma
main
Tout devient beaucoup plus simple
Et puis la nuit
Nous remet à notre place
On court après le temps
Mais le temps nous dépasse
Si demain tout recommence
Je ne changerai presque rien
Je garderai nos maladresses
Et ta façon de prendre ma main
On s’aime à contretemps
Sans savoir où va le vent
On se perd dans les détours
On revient toujours
On s’aime à contretemps
Et peut-être que finalement
Le plus beau de nos histoires
C’est de ne pas savoir
Sans faire de bruit…