• Home
  • Explore
Create
  • Sounds
  • Tools
No track playing
Start playback to see track details here.
  • Bas Bruit Boss

    Bas Bruit Boss

    David Baret|1

    Bon…

    aujourd’hui, j’vais faire attention à c’que je mange.

    J’vais manger équilibr’, propre,

    protéiné…

    Enfin… propre… …j’ouvre le frigo.

    Bon,

    y’a du Caprice des Dieux.

    Ça, techniquement, c’est du lait.

    Le lait, c’est des protéines.

    Les protéines, ça fait les muscles.

    …Donc j’vais prendre le paquet entier.

    J’arrive au taf, sac blindé,

    j’ai prévu la ration,

    Pas d’PC, pas d’cahier : trois kilos d’alimentation.

    J’passe la porte, ça sent l’fromage avant même mon arrivée,

    Les collègues savent déjà qu’le buffet va commencer.

    J’pose mon sac sur l’bureau,

    j’déballe sans pudeur, Caprice des Dieux,

    jambon cru, j’fais trembler l’photocopieur.

    « Tu vas manger tout ça ?

    » — « Non,

    t’inquiète, c’est l’entraînement. » J’prends quatre tranches de plus : « Ça,

    c’est pour l’échauffement. » J’ai pas d’pause déjeuner,

    j’ai des pauses dégustation,

    J’fais travailler mes mâchoires pour la récupération.

    Eux parlent de productivité,

    moi j’parle de protéines,

    J’fais une série de saucisson,

    puis j’repars sur ma routine.

    J’fais des pompes, des dips,

    des curls dans ma journée,

    Mais entre deux séries,

    faut bien m’réapprovisionner. Mon collègue compte ses mails,

    moi j’compte mes tranches,

    J’ai tellement d’charcut’ sur moi qu’on dirait qu’j’viens d’ouvrir une franchise.

    J’dis « c’est pour les muscles »,

    avec l’air d’un scientifique,

    Mais même mon biceps sait qu’mon excuse est catastrophique.

    J’ai l’pec qui veut du poulet,

    mon cerveau réclame du brie,

    Et mon estomac m’dit : « Fr’rot,

    aujourd’hui, on double la série.

    »

    J’fais d’la masse, j’fais l’plein,

    j’fais l’plein d’la masse,

    Caprice des Dieux dans l’ventre,

    Caprice des Dieux dans l’espace.

    J’dis « c’est pour mes pecs »,

    mes pecs disent « encore »,

    Mon bide prend du terrain,

    j’appelle ça un gain de corps.

    J’passe du comté au côté,

    du côté au saucisson,

    J’fais grossir mes muscles… enfin,

    selon ma version. J’ai l’jambon dans la main,

    l’fromage dans l’viseur, J’fais d’la prise de masse avec une prise de

    fromage.

    Au taf j’fais pas semblant,

    j’fais semblant d’pas faire semblant,

    J’mange devant les collègues,

    j’les nourris de mon talent.

    Ils parlent de rendement,

    moi j’parle de rendement…

    Du frigo.

    J’suis pas en pause déjeuner,

    j’suis en déjeuner sans pause.

    J’fais des dips, des tractions,

    puis j’fais des dégustations,

    Une série de jambon,

    récupération, répétition. Mon coach dit « protéines »,

    j’entends « prends l’plateau »,

    J’t’ai tellement mal compris qu’j’ai musclé l’apéro.

    J’mange pour mes muscles,

    c’est ma justification,

    Chaque bouchée devient une future définition.

    Si mon ventre prend du volume,

    c’est pas une complication : C’est mon six-pack qui fait une phase

    d’expansion. Caprice des Dieux,

    caprice de mes calories,

    J’dis « dernier morceau » — mes dents répondent « pas fini

    ».

    J’ai du gras dans l’discours,

    du discours dans l’assiette,

    Et quand j’dis « j’arrête demain »… Demain me met en liste

    d’attente.

    Bon…

    Demain, régime. …

    Mais y’a encore du fromage.

    Top Songs from ElevenLabs

    Remixes