

Regardez ces studios où la lumière est feinte,
Où le ver médiatique a construit son autel;
La vérité y est chaque matin éteinte,
Sacrifiée sans remords au Pouvoir temporel.
Des parleurs stipendiés répètent la doctrine,
Les yeux fixés sur l’encre des ordres de la nuit.
Le poison numérique envahit la poitrine,
Et le peuple intoxiqué
applaudit ce qui le détruit.
Ils ont inversé le sens du bien et du vice,
Le bourreau devient saint sous le feu des projecteurs;
Ils blanchissent le crime,
légitiment le supplice,
Et transforment en héros les pires subverteurs.
La lucide parole est jetée aux géhennes,
Traquée par les robots du contrôle d’État...
Le réseau planétaire propage ses haines...
La nef des simulacres vogue sur la misère
! Pilotée par les rois des banques de l’oubli
! Ils vendent le destin de la patrie entière,
Pour que le plan global soit enfin accompli
! C'est l'illusion suprême,
le grand théâtre d'ombres,
Où les écrans de nuit guident les esprits sombres!
Le signal satanique ne dort jamais,il veille,
Il pénètre les foyers,les cerveaux,les berceaux;
À chaque clic humain,
l’illusion se réveille, Tressant pour nos enfants de dociles réseaux.
L’homme moderne est vide,
connecté mais seul, S’absorbant dans la boue de ce grand rituel.
Nul ne voit le réseau de la grande araignée
Qui tisse sur l'Europe un immense linceul...
L'âme des vieux pays est partout dédaignée...
(connecté mais seul)
La nef des simulacres vogue sur la misère!
Pilotée par les rois des banques de l’oubli!
Ils vendent le destin de la patrie entière,
Pour que le plan global soit enfin accompli !
C'est l'illusion suprême,le grand théâtre d'ombres,
Où les écrans de nuit guident les esprits sombres
! (ahhhh)