

Le siècle s’obscurit sous un ciel de métal,
Où le fil électrique a remplacé l’aurore
; Un courant invisible et partout de silice
Transporte dans les cœurs le venin qui dévore.
Les grands écrans braqués sur la foule
endormie
Projettent les reflets
d’un immense néant,
Et l’homme industrialisé,
privé d’anatomie,
Devient le serviteur d’un automate géant.
De l’Europe en dérive aux rives de la Seine,
Les câbles transatlantiques ont scellé le complot...
Ils injectent le faux pour paralyser la scène...
C’est l’infection ! Le signal qui propage la nuit
! Les ondes destructrices
effacent la mémoire !
L’algorithme occulte
efface tout ce qui luit,
La matrice de métal avale notre histoire
! Le réseau de verre
pompe toute la conscience,
L'Occident s'endort sous le flux permanent
! (ahhhh)
Ce sont les longs boyaux d’un grand monstre de verre Qui pompent
la conscience et vident les esprits,
Imposant leur censure à la terre entière,
Pendant que dans l’ombre les justes sont honnis.
Rien ne doit échapper à la froide antenne,
Qui capte les pensées pour mieux les formater
; La France s’abandonne à cette lourde chaîne,
Acceptant sans mot dire de se laisser dompter.
C’est l’infection ! Le signal qui propage la nuit
! Les ondes destructrices
effacent la mémoire
! L’algorithme occulte
efface tout ce qui luit,
La matrice de métal avale notre histoire !
Le réseau de verre pompe toute la conscience,
L'Occident s'endort sous le flux permanent
! (ahhhh)
Le rythme des machines...
a remplacé le verbe...
La tyrannie s'installe...
immense et directrice...
(ahhhh... ahhhh... ahhhh)
C’est l’infection ! Le signal qui propage la nuit !
Les ondes destructrices effacent la mémoire !
L’algorithme occulte efface tout ce qui luit,
La matrice de métal avale notre histoire !
Le premier chant se ferme sur cette vision noire...
Avant le grand retour...
de la mémoire
!