

Le miroir me renvoie un reflet qui s'égare Nourri par les regards
et le poison du soir Pourquoi elle,
pourquoi lui, et pourquoi pas moi
? Cette question lancinante qui me glace les doigts La jalousie s'installe,
une ombre sur mon cœur Elle transforme chaque joie en une vive
douleur
Je regarde leur vie à travers des vitrines Pendant que dans mes
veines, une rage s'enracine.
La haine prend le relais,
un brasier sans pitié Brûle mes pensées,
mes élans d'amitié
Elle me murmure à l'oreille des scénarios de chute M'enferme pas à
pas dans une stérile lutte
Je crois punir les autres en serrant les poings Mais c'est mon
propre sang que je verse en chemin
Ce plan de misère où je me suis assis Est une cage
dorée par mes propres mépris.
Mais la haine et l'envie sont des ancres de plomb Qui nous
traînent vers le bas,
tout au fond du vallon Elles nous lient à la terre,
à la peur, au regret Dans un cycle de larmes qui ne
cesse jamais
Il est temps de briser ces chaînes invisibles De rendre à mon
esprit son espace paisible Je choisis de lâcher,
de couper le cordon
Pour m'élever enfin au-dessus du poison.
Il a fallu ouvrir les yeux sur mes blessures
Comprendre que l'envie n'est qu'une vieille fêlure Un manque d'amour que je
projetais dehors
Une guerre intérieure qui me donnait tort Le succès du voisin n'éteint
pas ma lumière Chacun suit son chemin,
sa propre trajectoire J'ai béni mes rivaux pour guérir ma propre âme
Et j'ai versé de l'eau
sur cette fausse flamme.
Se libérer ne veut pas dire tout oublier
C'est décider que le passé ne peut plus nous plier
C'est accepter le vide pour que tout recommence Remplacer le dégoût par
une sainte indifférence Regarder vers le ciel,
respirer le grand air Quitter pour toujours ce royaume de misère. (ahhhh)
Je pardonne à mon cœur d'avoir eu si mal
Je sors de l'arène,
je quitte le tribunal
La paix est un choix,
le plus beau des combats
Libre et léger, je fais le premier pas...
Loin de la misère...
Vers ma propre
lumière.