

On disait que la terre m'avait avalé...
Que mon nom n'était plus qu'une légende pour effrayer les rois.
Mais les rumeurs ne meurent jamais vraiment...
Une vieille rumeur du passé,
soufflée dans les couloirs,
Un fantôme sans visage enfermé dans le noir.
Vous avez brûlé mes livres,
effacé ma mémoire,
Pensant que le silence étoufferait l'histoire.
Mais la poussière
se soulève quand le vent tourne au rouge,
Sous le trône que vous squattez,
regardez bien, ça bouge.
Cent ans sous la glace,
j'ai compté vos trahisons,
Aujourd'hui les corbeaux encerclent vos maisons...
La rumeur a pris chair !
LE MYTHE EST DE RETOUR,
LE PASSÉ VOUS RÉCLAME !
JE SUIS LA RUMEUR QUI REVIENT POUR PRENDRE VOS ÂMES !
L'orage gronde sur l'empire,
le ciel devient d'acier,
On ne peut pas enterrer ce qui a refusé de plier !
(Sanc-tus
! Do-mi-nus !)
Regardez-moi renaître au milieu de vos cendres,
J'ai rien à pardonner,
j'ai plus rien à défendre.
J'suis l'écho des oubliés,
la lame sous votre gorge,
Le métal incandescent qui sort tout droit de la forge.
Chaque syllabe est une flèche,
chaque rime un châtiment,
Je balaie vos couronnes comme de vulgaires fétus au vent
! J'suis pas venu pour négocier,
ni partager l'or, Je suis la rumeur ancienne qui vient frapper à
mort !
Vous aviez peur des monstres
quand vous étiez enfants...
Vous aviez raison.
LE MYTHE EST DE RETOUR,
LE PASSÉ VOUS RÉCLAME !
JE SUIS LA RUMEUR QUI REVIENT POUR PRENDRE VOS ÂMES !
L'orage gronde sur l'empire,
le ciel devient d'acier,
On ne peut pas enterrer ce qui a refusé de plier !
Ce n'était pas une légende...
Je suis là.