

J'ai vu le temps couler
entre les failles
du ciment... (hhh)
Les trottoirs de ma rue sont des cimetières de sourires,
On y a semé nos joies pour récolter nos souvenirs.
Je me rappelle l'odeur du pain,
les cris depuis les fenêtres,
La tendresse d'une main posée,
juste pour me voir renaître.
On était pauvres de tout,
mais putain qu'on était vivants,
À courir après des mirages,
à faire la course avec le vent.
Mais les aiguilles tournent,
et les ombres s'allongent.
La solitude s'installe quand la mémoire nous ronge.
On danse sur les cendres d'une époque qui s'efface !
Des larmes de cristal sur le béton qui se glace !
Garde-moi la tendresse, cache-la sous le manteau,
Car la vie est un feu,
et nous ne sommes que reflets
! (Aaaah-ya-li-l-aman)
Aujourd'hui les visages changent,
les frères ont pris des rides,
Je marche seul dans ces allées où le silence est trop rigide.
On a troqué nos grands éclats contre des silences amers,
La ville est devenue froide,
elle a des allures d'hiver.
Mais je garde au fond du torse,
la chaleur d'un frère d'armes,
La beauté d'une époque qui valait bien toutes ces larmes.
Même si l'hiver gronde...
nos
rires réchaufferont le
monde...
C'est juste l'histoire d'une vie.
Quelques larmes, quelques rires.
Et la tendresse qui reste... (ahhhh)