

J'ai vu le temps couler
entre les failles
du ciment... (hhh) {warm close oud solo,
very slow rubato, near-spoken deep male voice almost a cappella}
Les trottoirs de ma rue sont des cimetières de sourires,
On y a semé nos joies pour récolter nos souvenirs.
Je me rappelle l'odeur du pain,
les cris depuis les fenêtres,
La tendresse d'une main posée,
juste pour me voir renaître.
On était pauvres de tout,
mais putain qu'on était vivants,
À courir après des mirages,
à faire la course avec le vent.
{very slow spoken-rap over lamenting cello}
Mais les aiguilles tournent,
et les ombres s'allongent.
La solitude s'installe quand la mémoire nous ronge.
{distant darbuka enters, low strings begin to swell}
On danse sur les cendres d'une époque qui s'efface !
Des larmes de cristal sur le béton qui se glace !
Garde-moi la tendresse, cache-la sous le manteau,
Car la vie est un feu,
et nous ne sommes que reflets
! (Aaaah-ya-li-l-aman)
{massive
strings, dark brass, tragic female choir over
deep male rap} {orchestral transition,
oud motif fragmented through strings,
martial drums gathering force}
Aujourd'hui les visages changent,
les frères ont pris des rides,
Je marche seul dans ces allées où le silence est trop rigide.
On a troqué nos grands éclats contre des silences amers,
La ville est devenue froide,
elle a des allures d'hiver.
Mais je garde au fond du torse,
la chaleur d'un frère d'armes,
La beauté d'une époque qui valait bien toutes ces larmes.
{faster aggressive rap,
heavy martial orchestral percussion}
Même si l'hiver gronde...
nos
rires réchaufferont le
monde... {total beat drop,
pure soft female oriental a cappella,
suspended silence
around the voice}
C'est juste l'histoire d'une vie.
Quelques larmes, quelques rires.
Et la tendresse qui reste...
(ahhhh) {return of slow oud,
tired low rap murmur,
music fading out}