

{delicate repetitive piano lullaby melody fading in,
music box slowing}
L'innocence des dormeurs, vêtus d'un blanc pur,
Le temps s'évapore, le rêve est un mur.
Je ralentis la marche,
le contour s'efface, Tant d'années entassées,
l'oubli prend sa place.
Je n'aurais jamais cru
prononcer ce récit, L'érosion du cœur,
le poids du sursis.
{whisper-soft reverent hazy female vocal}
Plus nous avançons, plus le masque se forge,
Le savoir est un nœud,
un feu dans la gorge.
L'âge est une mue,
la sagesse un secret,
Moins nous révélons, plus le rêve est discret.
Further we go.
Plus loin nous allons.
{anthemic swelling melancholic layered fragile harmonies}
Le premier regard, une note modifiée,
La première peau, une histoire bâclée.
Oh, souviens-toi, ne change pas le cours,
Le récit s'achève avant le lever du jour.
Treize ans de chute,
une bague, un oubli,
La gorge se serre,
le mensonge est poli.
{intimate precise bittersweet female vocal}
Dans leurs chambres bleues,
le rêve est constant,
Innocents à jamais, défiant le temps.
Sleep.
Dors. {music pulls back to cello and music box melody,
whisper close-mic vocal}
100% Tiguidou.
The innocence is a vestige.
Sleeping children.
Rêves éternels.
{final slow piano descent into quiet darkness,
raw
intimate studio vibe}