

{faint
rhythmic film projector
clicks, mournful cello melody,
cold air settling}
J'observe l'archive, les portraits de toi,
La fiction est devenue ma seule loi.
Je vis dans l'image,
le grain du passé,
Jusqu'à ce que le toucher soit une vérité effacée.
Je me souviens de l'orage,
du silence, de la pluie,
Quand je cherchais refuge dans ta nuit.
{whisper-soft hollow intense delivery,
long cavernous reverb on pluie}
Tu étais plus vaste que l'hiver,
plus vive que la neige,
Criant contre le vide,
brisant le sortilège. Stone white,
fragile, dans le froid égarée,
Tu étais la lumière,
la perte, la marée.
"Hold me," murmures-tu, avant de glisser hors du cadre,
Le temps est un miroir qui refuse de se résoudre.
{layered ghostly vocal harmonies,
cinematic expansive aching delivery}
Si j'avais trouvé le mot,
le signe, la clé,
J'aurais gardé ton cœur dans l'éternité.
Mais je brise les cadres,
je lacère les murs,
Les images sont des spectres,
des blessures trop sûres.
My pictures of you.
Mes reflets de
toi. {anthemic desperate monumental delivery,
vocal
chop on breaking apart}
Il n'y avait rien,
absolument rien,
Que je désirais plus que de tenir ton lien.
Never feel the breaking.
Plus jamais la déchirure.
{music pulls back to cello and mechanical projector click,
whisper very close-mic}
100% Tiguidou.
The archive is static.
I am left with the broken glass.
{return to raw intimate studio vibe,
projector slows, single clear note,
film strip running out then silence}