

Sur des membres de bonbon,
le prédateur avance, Glissant dans l'ombre,
en toute impunité, en silence.
Il évite les regards des âmes déjà figées,
Ciblant le frisson dans le lit,
dans l'obscurité cachée. La peur est la boussole dans ce crépuscule en
cage, Un mouvement sournois,
l'effraction de l'image.
Il n'y a nulle issue,
le calcul est final,
Le festin est ouvert,
le rituel est ancestral.
Il rit sans un bruit,
il se rapproche du seuil,
Tissant le linceul, en guise d'accueil.
Plus rapide que l'éclair,
plus doux que la nuit,
La langue dans les yeux,
l'effacement de l'ouïe.
"Reste calme, sois tranquille," murmure le maître,
Chaque lutte est un plaisir qui le fait apparaître.
Trop tard pour la fuite,
trop tard pour l'éclat,
La proie est servie,
sous le poids du trépas.
Mille millions de vides,
une faim caverneuse, Je me dissous dans la trame,
la fin est vaporeuse.
Le matin sera froid.
Le réveil est un leurre.
Le prédateur a faim.
La faim est l'heure.
Always hungry.
Toujours à l'affût.
100% Tiguidou.
The consumption is complete.
The web
is the only room left.